Amazon rachète Lovefilm et concurrence Netflix sur la SVOD

L’annonce a été officialisée aujourd’hui, Amazon vient de racheter Lovefilm.
A l’instar de Netflix, cet acteur anglais historiquement positionné sur la location de DVD par correspondance a réussi à opérer un virage vers le numérique et à gagner le marché de la SVOD avec une offre d’abondance de consommation payante et délinéarisée de films. Lovefilm est présent dans plusieurs pays d’Europe (UK, Allemagne, Suède, Norvège, Danemark) et est distribué sur plusieurs plates-formes (PC, TV connectée, PS3).

Avec ce rapprochement, Amazon coupe l’herbe sous les pieds de Netflix qui était également pressenti pour le rachat de Lovefilm dans une logique de développement de son offre en Europe. Finalement ce sera Amazon qui remportera la mise et qui pourra ainsi compléter son offre de VOD actuelle avec une offre de SVOD fondée sur les contenus, les technologies et la base d’abonnés de Lovefilm.
Cela permettra également à Amazon de développer son offre de contenus vidéos payants en Europe où l’e-commerçant n’est pas encore présent (l’offre VOD d’Amazon n’est actuellement distribuée qu’aux US).
Enfin, avec ce rapprochement, Amazon étend sa logique de consommation de contenus multi-écrans en distribuant son offre sur de nouveaux supports comme la PS3 et certaines TV connectées, en plus des supports où Amazon était déjà présents (notamment les OTT Roku et Tivo, les TV connectées Samsung et Panasonic, et les lecteurs Blu-Ray connectés Panasonic et Sony).

Reste à savoir si cette offre arrivera jusqu’en France où les contraintes réglementaires liées à la chronologie des médias imposent qu’un film ne puisse être proposé en SVOD que seulement 36 mois après sa sortie en salle, soit une offre qui deviendrait bien moins attractive…

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Serions-nous en train d’assister à la naissance du Hulu français de la presse ?

Cela est bien possible avec l’annonce aujourd’hui de la création du GIE E-Presse Premium en partenariat avec Orange.
Ce groupement rassemble les grands noms de la presse française (à l’exception du Monde) : Les Echos, Le Parisien/Aujourd’hui en France, L’Equipe, Le Figaro, Libération, L’Express, Le Nouvel Observateur et Le Point. Le GIE prévoit de lancer à l’horizon début 2011 une offre de contenu numérique sur Web, mobile et tablette, et agrégeant l’ensemble des titres de ces éditeurs.

La solution sera basée sur les plates-formes d’Orange : 24/24 Actu et son moteur de recherche multi-titres pour le Web, et Read&Go, le kiosque numérique d’Orange, sur mobile et tablette, qui rassemble déjà des titres de presse mais aussi des BD et des livres.
On retrouve donc bien ici cette logique d’agrégation de contenus entre éditeurs, sur le modèle initié par Hulu. En effet, les éditeurs français de la presse, plutôt que de se concurrencer en proposant chacun leur site, ont préféré s’associer pour faire face à la menace croissante d’acteurs indépendants et souvent américains (pour ne pas citer Google News), qui eux n’hésitent pas à agréger leurs contenus et à le proposer gratuitement aux internautes.

Les bénéfices attendus sont nombreux.

Du côté de l’audience, le fait de proposer des contenus agrégés sur une plate-forme unique permettra de gagner en visibilité et d’accroître le nombre de visiteurs uniques. De la même manière, les actions de communication online ou offline autour de la plate-forme seront mutualisées, et permettront de générer une audience pour tous les titres. La mise en commun des contenus permettra également de fidéliser l’audience qui pourra trouver au même endroit différents types de contenus d’actualité. Ce nouveau site permettra aussi d’augmenter la répétition d’usage en créant des rebonds entre les contenus par une navigation entre les titres et d’accéder à n’importe quel article depuis le moteur de recherche unique.

Côté monétisation, le bénéfice majeur est la mise en commun de l’audience individuel de chacun des sites et donc l’augmentation du potentiel de rémunération publicitaire. Ainsi, il sera plus intéressant pour un annonceur d’avoir interlocuteur unique et  d’être visible sur l’ensemble des titres plutôt que sur les versions individuelles de chacun d’eux. L’audience actuelle  représente tout de même un total de 16 millions de visiteurs uniques mensuels et de 785 millions de pages vues. Au-delà de la publicité, il est fort probable que des modèles de monétisation payants soient mis en place comme le paiement à l’unité de titres directement décompté sur la facture Orange, mais aussi des systèmes d’abonnement à un ou plusieurs titres ou à un ou plusieurs écrans (PC, mobile, tablette).

Restent maintenant deux questions : Est-ce que ce service signifiera la fermeture pure et simple de l’accès au contenu de ces sites pour Google News, malgré le bénéfice apporté par les renvois d’audience générés par le site de Google. D’autre part, que pensera l’autorité de la concurrence de cette entente qui peut être vue comme un frein à la concurrence et une barrière à l’entrée plus forte pour l’arrivée de nouveaux acteurs…

 

via : Silicon

Dailymotion lance son offre de TV de rattrapage et continue l’amélioration de la qualité de son contenu

Dailymotion a lancé hier son offre Dailymotion TV qui offre le contenu de nombreuses chaînes TV en catch-up.

Le site regroupe le contenu de nombreux partenaires : Arte, BFM TV, CNN International, Direct 8, Euronews, France 4, France 24, Fox Sports, GONG, ITN News, ITN Sport, LCP, M6, MotorsTV, Nolife, NRJ 12, Public Sénat, Trace et W9. Ainsi que de chaînes de télévision locale : France 3 Ile de France, IDF1, LCM et TLM.

Cette offre confirme le souhait de dailymotion de professionaliser son contenu.

En effet, après un mois d’Octobre,  record pour l’audience du site qui a regroupé 89M de visiteurs uniques, le plaçant comme 1e site européen et 32e site mondial, Dailymotion avait annoncé le lancement de la chaîne INA à la fin du mois d’Octobre. Cette chaîne qui regroupe 50 000 vidéos de l’INA permet entre autre de regarder le journal TV du jour de sa naissance.

Cette nouvelle offre d’agrégation de contenu TV permet ainsi au site d’attirer une cible d’audience de plus en plus consommatrice de contenu délinéarisée, qui trouve dans cette offre la possibilité de retrouver l’ensemble de ses émissions favorites au même endroit. Dailymotion cherche ainsi à devenir un hub d’audience offrant à la fois du contenu TV, des vidéos de qualité type INA ou webséries, et des vidéos partagées par les utilisateurs.
Daylimotion suit ainsi le même chemin que Youtube, qui a lancé récemment son offre de catch’up TV Youtube Show, mais aussi de TV live et de VOD payante ou gratuite.

Cette offre leur permet également d’augmenter leurs revenus publicitaires par des taux de monétisation bien supérieurs sur des contenus de qualité TV que sur des vidéos partagées par les utilisateurs.

Pour les chaînes partenaires, cette offre leur permet d’avoir une visibilité accrue en bénficiant de l’audience globale générée par Dailymotion et par les rebonds provenant de chaînes concurrentes. C’est également un relais de croissance supplémentaire qui vient s’ajouter pour certain à leur offre existante en propre (ex. M6 Replay). Enfin, c’est l’opportunité de proposer leur contenu à moindre frais en bénéficiant de la technologie et de la plate-forme de Dailymotion, notamment pour les chîane de taille moyenne, tout en bénéficiant des revenus générés par cette offre.

Reste à savoir, comment Dailymotion va décliner cette offre dans sa stratégie multi-écran et notamment sur TV au travers de son partenariat avec SFR…

Non la messagerie instantanée n’est pas morte !

Windows vient d’annoncer la publication d’une nouvelle version de l’application Windows Live Messenger pour Windows 7.

Cette nouvelle version développée par Miyowa (spécialiste mondial des applications sociales pour mobile) permettra entre autres : une mise à jour du statut en temps réel, l’accès à sa liste de contacts et à leur disponibilité, le tchat avec les  contacts Windows Live Messenger à 2 ou à plusieurs, la possibilité d’inclure des émoticônes dans les messages.

Cette nouvelle est un peu une surprise (au moins pour moi), tant on peut penser que l’usage de la messegarie instantanée est dépassée aujourd’hui. Et bien que nenni ! Le tchat est encore bien développé sur mobile et il semblerait même qu’avec l’avènement des smartphones et ses applications, il retrouve une seconde jeunesse. Ainsi, l’application Windows Live Messenger est la 2e application la plus utilisée sur smartphone juste derrière Facebook et devant Google avec 10% des usages, selon une étude GroupM / SFR Régie.

Et évidemment ce sont les jeunes qui sont le plus friands de ces services (c’est pour ça que ça me paraissait dépassé ! :)). On constate même qu’ils délaissent de plus en plus leur PC pour tchater via leur mobile (après avoir quitté la TV pour le PC, ils quittent le PC pour le mobile, mais où s’arrêteront-ils !). Ainsi, 2M de visiteurs uniques de 15 à 24 ans en France ont utilisé un service de messagerie instantanée mobile en mai 2010 soit une hausse de 45% sur un an, selon ComScore. On comprend ainsi le succès de BlackBerry auprès de cette population, notamment grâce au fameux BlackBerry Messenger.

Ce choix pour Microsoft n’est donc pas anodin. Il souhaite en effet rafler une part du gâteau des usages sociaux sur mobile et ne pas laisser à Facebook (toute) la part du lion. Cette nouvelle application pourra aussi devenir un argument de vente auprès d’une population jeune. D’autant que l’application de messagerie instantanée, comme toute application sociale, et extrêmement virale et que pour rester connecté à sa communauté, le jeune voudra le même portable que ses amis pour pouvoir échanger avec eux…

Reste à savoir pourquoi Microsoft a choisi de faire de Windows Live Messenger une application disponible sur son store plutôt qu’une application native pré-embarquée dans Windows 7, surtout s’il veut en faire un argument de vente.

Amazon achète BuyVIP et entre dans le marché de la vente privée en ligne

Après les rumeurs de rachat du français vente-privée.fr par Amazon sorties sur Techcrunch Europe, valorisant le site à plus de 2 milliard d’euros, c’est finalement sur l’espagnol BuyVIP que l’e-marchand américain a jeté son dévolu pour entrer sur le marché florissant de la vente privée en ligne.

Amazon a annoncé le 7 Octobre avoir racheté le site Espagnol BuyVIP.com, pour un montant qui avoisinerait les 70 millions d’euros. BuyVIP commercialise tous types de produits de la grande consommation jusqu’aux produits de luxe, sur un modèle de vente privée, c’est à dire à prix discount et auprès d’un « club » d’utilisateurs inscrits sur le site par un système de parrainage. Le site qui compte 3,6 millions de membres est présent en Espagne, Italie, Allemagne, Autriche, Portugal, Pologne et aux Pay-bas et prévoit une croissance de ses vente de 60 millions d’euros en 2009 à 130 millions d’euros en 2010.

Par ce rachat, Amazon affiche sa volonté de conquérir une part du gâteau grandissant de la vente privée en ligne et compte bien concurrencer les nombreux nouveaux entrants sur ce marché. Les raisons de ce rachat sont multiples.

Tout d’abord, Amazon cherche à diversifier ses sources de revenus.

Il est en effet logique que l’e-marchand élargisse sa gamme d’offre et ses modèles de vente. Après avoir conquis une part très importante du marché de l’e-commerce notamment aux US (où il détenait 33% de part de marché fin 2009) en vendant ses produits en propre, le site a déjà élargi son offre en innovant et en créant l’offre B2B « Amazon market place » permettant à d’autres e-commerçants de vendre leurs produits directement sur la plateforme d’Amazon. Avec ce rachat, Amazon va un cran plus loin en proposant une offre sur le modèle de la vente privée et son business model caractéristique, offrant l’énorme avantage d’avoir un BFR négatif, les produits étant vendus aux clients avant même qu’ils soient achetés et livrés par les fournisseurs. En outre, Amazon craint peut-être de voir sa part de marché baisser à cause de la concurrence des sites de vente privée et protège de cette manière une partie de ses revenus.

Par cet achat, Amazon a également acquis un savoir-faire sur le marché de la vente privée et pourra développer ce modèle aux US.

Le modèle de la vente privée est caractéristique et les relations clients/fournisseurs sont différentes du modèle classique de l’e-commerce. Dans un modèle de vente classique le rapport de force est à peu près égal entre les centrales d’achat et les fournisseurs. Les centrales cherchent à réduire le prix d’achat pour maximiser leur marge et les fournisseurs cherchent à augmenter leur volume de vente pour maximiser leurs revenus. Dans la vente privé le rapport de force est différent et légèrement à l’avantage du marchand qui propose d’acheter une grande quantité des invendus à ses fournisseurs à des prix cassés, permettant aux commerciaux de réaliser leurs objectifs de vente malgré une baisse de leur marge mais sur des produits qui auraient pu ne jamais être vendus. En outre, les fournisseurs peuvent gagner en visibilité et communiquer sur leurs produits via les plateformes de vente privée qui proposent généralement un catalogue restreint.

Le modèle de distribution est également différent et les sites de vente privée fonctionnent généralement à flux tendu, en vendant les produits avant même de les avoir en stock et en les livrant dès leur réception. En internalisant ce savoir-faire, Amazon pourra répliquer ce modèle aux Etats-Unis où le marché est encore naissant et la concurrence faible, alors que le potentiel reste énorme. Amazon partira cependant de zéro puisqu’aujourd’hui BuyVIP n’est présent qu’en Europe et devra donc tisser de nouvelles relations avec ses fournisseurs américains pour récupérer les fins de stock. On peut également imaginer qu’Amazon puisse écouler ses propres invendus en les proposant directement sur la plateforme de BuyVIP.

L’autre intérêt du choix de BuyVIP est sa communauté.

En effet, la vente-privée est fondée sur un modèle communautaire où les visiteurs du site, sont des membres inscrits grâce à un système de parrainage. Les bases de données ainsi achetées sont très bien qualifiées et Amazon pourra profiter des informations des 3,6 millions de membres inscrits sur le site. Mais ce modèle est d’autant plus intéressant lorsque l’on sait que les ventes en ligne répondent de plus en plus à des logiques communautaires, où les recommandation des autres membres du site prend une part de plus en plus importante dans la décision d’achat d’un bien. Ainsi, Amzon pourra faire levier sur cette communauté pour renforcer les aspects sociaux de son site et continuer à accroitre le nombre de ses membres via le modèle de parrainage. On peut d’ailleurs noter en suivant cette logique d’acquisition de communauté, que le site a été largement sous-évalué, puisque la valorisation stricte d’un membre s’élèverait à 20€ / membre (70M€ d’achat/3,6M de membres), loin derrière les 300$ le membre évalué par Microsoft lors de l’achat de 1,6% des parts de Facebook il y a 3 ans (déjà!). Signe, sans doute que l’intérêt d’Amazon ne porte pas exclusivement sur l’attrait de la communauté BuyVIP.

Enfin, grâce à cette acquisition Amazon a pris possession d’une marque et d’un nom de domaine.

BuyVIP est en effet une marque intéressante pour Amazon puisqu’elle pourra facilement être déclinée aux Etats-Unis et dans la plupart des pays occidentaux. Ce qui n’était pas forcément le cas pour vente-privée.fr…

On peut cependant émettre quelques réserves sur ce choix.

Le modèle de la vente privée ne respecte pas totalement un des engagements qui a fait le succès d’Amazon, à savoir des délais de livraison courts. En effet, dans la vente privée les délais de livraison peuvent attendre plusieurs semaines voire un ou deux mois. Néanmoins, Amazon était déjà revenu sur cet engagement lors de l’ouverture d’Amazon Market Place et peut-être que cela explique pourquoi Amazon a préféré entrer sur ce marché par de la  croissance externe plutôt que de développer une offre sur sous propre marque. De plus, Amazon devra  faire attention à ce que ce nouveau site ne cannibalise pas son offre core business. Il veillera ainsi sans doute à ne pas proposer des produits entrants directement en concurrence avec l’offre de son site.

Ironie du sort, BuyVIP proposait des Kindle à prix discount la semaine de l’annonce du rachat par Amazon !

 

via : PaidContent:UK

M6 lance son application sur iPhone et prochainement sur iPad

Après TF1, Canal+ , W9, BFM et France 24, c’est au tour de M6 de proposer son application iPhone / iPod Touch et bientôt iPad. L’application regroupera la diffustion de M6 en live, les contenus en catch-up jusqu’à 2 semaines après leur diffusion de M6 Replay et les vidéos « bonus » de M6 Bonus.

Cette application se démarque de celles des autres chaînes du PAF. En effet, alors que les applications concurrentes proposent généralement de la catch-up uniquement, M6 innove en offrant gratuitement ses programmes en live. M6 va aussi prochainement lancer une application iPad, qui sera optimisée pour la tablette internet et ne se contentera pas d’être un simple portage de l’application iPhone. La qualité des vidéos proposées n’en sera donc que meilleure.

Par ailleurs, cette application se démarque de la stratégie digitale adoptée par M6 jusque là. Alors que sur le Web, les contenus de la chaîne étaient proposés sur des sites dédiés (m6replay.fr, m6bonus.fr, etc.), l’application iPhone/iPod Touch regroupe tous les contenus de la chaîne. Ce choix peut s’expliquer par des différences fondamentales entre la logique du Web et celle des applications mobiles.

Sur le Web, la présence de plusieurs sites permettra de construire un maillage avec des renvois de liens croisés entre les différents sites et ainsi améliorera le référencement naturel de chacun d’eux. Cela est d’autant plus déterminant quand on sait que le point d’entrée principal des sites internet reste les moteurs de recherche. En outre, une offre segmentée permettra un ciblage plus fin de l’audience et augmentera l’inventaire des pages vues par les utilisateurs et donc les revenus publicitaires associés.

Les applications mobiles ne suivent pas la même logique de référencement. Au contraire, il est beaucoup plus difficile de gagner en visibilité sur les stores d’applications où les applications sont noyées dans la masse. Ainsi, concentrer tous les contenus sur une même application permettra d’accroître le nombre de téléchargements, même si les utilisateurs ne sont intéressés que par un type de contenu, et donc la visibilité de l’application qui pourra entrer dans le « top » des applications les plus téléchargées. Dans le cas de M6, cette logique est un peu moins vraie puisque la chaîne pourra aussi communiquer sur son application directement dans ses programmes télévisés. Par contre, ce choix va permettre de créer des liens et des rebonds entre les contenus, impossibles à faire entre 2 applications séparées et ainsi accroitre la répétition d’usage, le nombres de vidéos vues, les pages consultées, et ainsi les revenus publicitaires.

Plus généralement, cette tendance au lancement d’application par les chaînes de télévision inquiétera sans doute les opérateurs qui pourront y voir une menace pour leurs offres et options de contenus TV sur mobile.

via : Broadband TV News

Signature d’un partenariat entre Skype et Facebook

Nous parlions hier de l’opportunité pour Facebook de proposer une offre de VoIP lors de notre analyse des pistes de développement pour Facebook mobile, il semblerait que le réseau social se dirige effectivement dans cette voie!

En effet, le site AllThingsDigital rapporte la signature d’un accord entre Facebook et la plateforme de VoIP permettant pour l’instant de se connecter à Skype grâce à ses identifiants Facebook (via Facebook Connect). Nul doute que si cet accord se révèle fructueux, il est possible à terme que Facebook intègre directement les fonctionnalités de Skype dans son réseau social sur PC mais pourquoi pas aussi sur mobile !

Ce rapprochement fait évidemment sens lorsque l’on réfléchit à l’intérêt stratégique des 2 groupes.

Pour Skype, qui compte 560 millions d’utilisateurs inscrits (contre près de 500 millions pour Facebook) et près de 120 millions d’utilisateurs mensuel , l’arrivée de Facebook Connect va leur permettre d‘élargir encore leur base d’utilisateurs, notamment aux US où Skype est moins développé qu’en Europe. Mais cette alliance leur permettra également de faire face à l’arrivée de concurrents du Web et notamment Google et son service Google voice, qui vient récemment d’être intégré à Gmail.

Pour Facebook, qui vise à relier les gens via sa plateforme, l’objectif est de fournir un moyen de communication supplémentaire à ses utilisateurs. Ainsi la voix vient s’ajouter à l’ensemble des services de communication proposés sur Facebook comme la messagerie instantanée ou l’envoi de messages. Mais on peut imaginer à terme l’intérêt que Skype peut représenter dans le cas d’une intégration du service de VoIP sur la plateforme mobile de Facebook. Ainsi, il sera possible de communiquer  avec son réseau de PC à PC mais aussi de PC à mobile. On peut imaginer en allant plus loin que nos bon vieux numéros de téléphone soient remplacés un jour par nos identifiants Facebook ! (ce qui est déjà le cas sur Skype où on recherche aujourd’hui une personne par son nom, prénom ou identifiant). Enfin, il est intéressant de noter la logique de développement de Facebook qui privilégie les accords de partenariat plutôt que les développements en interne, ce qui a pour avantage notamment une plus grande rapidité pour le lancement du produit et l’utilisation de solutions éprouvées et fiables (mais qui a pour contre-partie majeure de ne pas être propriétaire de ses produits).

Néanmoins cet accord pose une autre question, celle de l’ouverture des réseaux. En effet, Skype et Facebook sont les 2 exemples les plus emblématiques de la fermeture sur internet (je n’oublie bien sur pas Apple ! :)). Ces deux services sont des réseaux propriétaires, ayant leur propre langage et leur propre condition d’utilisations, et n’affichant pas dans leur communication une grande volonté de s’ouvrir à l’extérieur. Si cet accord est un succès, on peut donc craindre une menace pour la logique fondatrice d’Internet : l’ouverture des réseaux et le partage du savoir…

via AllThingsDigital